Polissons

Chez les poulbots

Ce samedi soir, je reste dans mon quartier de la butte Montmartre et me rends chez un couple de gaillards espiègles : Romain Lamon et sa compagne, Julia Sfez. Ces deux-là se sont rencontrés dans les classes du Richer. Elle était en salle, lui en cuisine. Tels Jasmine et son Aladin, ils se sont enfuis pour ouvrir leur propre palais rue Ramey : Polissons.

La déco ? Futée : parquet au sol, mobilier en bois, murs blancs et bleus, banquette avec gros coussins, cuisine intégralement ouverte. L’espace est chaleureux, beau boulot les fripons ! Placés au comptoir nous observons les mômes de la brigade travailler sans broncher, avec méthode et concentration. Le chef leur lit les bons retenus sur le comptoir par des figurines en plastique coloré : oie, indien en tailleur, fantôme…Si on peut plus jouer ! L’espace est rempli de titis du quartier, affamés comme nous, passons au gueuleton !

Pour dissiper l’attente, on nous apporte une raviole lentille, céleri, crème de noisette. Pas un amuse-bouche de mouflets, on se régale ! En entrée : Prem’s sur le tartare saint-jacques et huîtres. Qui va à la chasse perd sa place, à moi cette merveille de fraîcheur iodée, rehaussée de pointes d’avocat / Wasabi. Pour mon camarade : raviole remplie d’un jaune d’œuf coulant, accompagnée d’oignon des Cévennes frits et confits, piquée de quelques feuilles et crème de roquette. Un bonbon ! En plat : Je choisis le rouget Barbet et pois chiche sous toutes ses formes (entier parfumé au cumin, en humus, en panisse), sauce bouillabaisse. Pas d’arête dans le bifteck, cuisson parfaite, je ferme ma boite à camembert. A ma droite : volaille fermière façon poule au pot, chou farci, bouillon. Ça réchauffe ! Pour finir, on se laisse tenter par le Mille-feuille mousse de vanille, saupoudré d’amandes effilées et caramélisées. A peine sucré, le chenapan nous achève en légèreté.

Côté frénésie : une carte des vins bien étoffée et classée par région. On opte pour un Crozes-Hermitage, Premier Regard – Domaine Mélody – 2015.

Bilan : Des plats généreux et bien équilibrés. Gavroches à la fois effrontés et sensibles, ces canailles ont le sens du partage. En somme, pas de tâche pistache, c’est gagné, les doigts dans le nez, on ressort conquis.

« Tout enfant est en quelque façon un génie, et tout génie un enfant. »  Arthur Schopenhauer

 

 

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